Tunisie: la grève de la faim de Radhia Nasraoui n’émeut guère les autorités

Tunisie: la grève de la faim de Radhia Nasraoui n’émeut guère les autorités

Le centre pour l’indépendance des juges et avocats (CIMA) de la CIJ exhorte le gouvernement tunisien à cesser le harcèlement de l’éminente avocate de droits de l’homme tunisienne qui a entrepris une grève de la faim pour dénoncer les attaques répétées du gouvernement dont elle fait l’objet.

Radhia Nasraoui, qui en est à son 25ème jour de grève de la faim, représente de nombreux clients dans des cas sensibles de droits de l’homme, y compris des cas de détenus politiques. Ses activités l’ont amenée à subir le harcèlement continu des autorités ces dernières années.

Elle a ainsi fait l’objet de!:

  • Agression et voie de fait!
  • Menaces contre sa famille, ses clients, et collègues; Saccage de son bureau
  • Confiscation de ses ordinateurs et des dossiers de ses clients!
  • Entraves à sa liberté de mouvements et à sa liberté d’expression!
  • Surveillance de son domicile et de son bureau
  • Ecoutes illégales de sa ligne téléphonique.

Tunisia-hunger strike-press release-2003-fra (Communiqué de presse complet en PDF)

NGO declaration demands international monitoring of human rights practices in terrorism fight

NGO declaration demands international monitoring of human rights practices in terrorism fight

A group of international Non-Governmental Organisations has launched a Joint Declaration calling on the United Nations to monitor the impact on human rights of the fight against terrorism.

Practices such as torture, detention without judicial review, unfair trial, criminalisation of acts in exercise of fundamental rights, and suppression of the right to association have been sharply on the rise as a result of measures taken in the fight against terrorism.

The Declaration calls on the UN Commission on Human Rights at its 60th session in March/April 2004 to establish as a matter of utmost priority an independent mechanism on the question of human rights and counter-terrorism.

“The events of 11 September 2001 ushered in a waive of measures by a number of states that threaten basic and universally subscribed human rights principles”, said ICJ Legal Adviser Ian Seiderman. “It is unconscionable that throughout the last two years, the United Nations human rights system has lacked the impetus to tackle this grave threat by monitoring and evaluating the laws and practices of its member States.”

The founding signatories of the Declaration include the seven members of the Coalition of International Non-Governmental Organisations against Torture (CINAT) (Amnesty International, Association for the Prevention of Torture, International Federation of Action by Christians for the Abolition of Torture (FIACAT), International Commission of Jurists, International Rehabilitation Council for Torture Victims (IRCT), Redress: Seeking Reparation for Torture Survivors, and World Organization against Torture (OMCT)), as well as Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Friends World Committee for Consultation (Quakers), Human Rights Watch, and International Service for Human Rights.

The Declaration is now open to all international and national NGOs for signature.

monitoring human rights in terrorism fight-press release-2004-eng

 

Deux juges canadiennes remportent le Prix de la justice Peter Gruber

Deux juges canadiennes remportent le Prix de la justice Peter Gruber

Les juges Wilson et Abella ont été choisies comme lauréates du Prix de la justice 2003 par le comité consultatif de la Fondation, lequel se compose de sept éminents juristes et procureurs internationaux.

Parmi eux on trouve notamment Sir Anthony Gubbay, ancien juge en chef du Zimbabwe et premier lauréat du Prix de la justice, qui a été l’invité spécial de la CIJ Canada en août 2001.

Claire L’Heureux-Dubé, ancienne juge de la Cour suprême du Canada et ancienne présidente de la Commission internationale de juristes, était sur place pour présenter Mme la juge Abella, qui a accepté le Prix en son nom et au nom de sa co-lauréate.

Dans son allocution, Mme la juge L’Heureux-Dubé a rendu hommage aux deux juges en rappelant qu’elles étaient toutes deux « des sources d’inspiration, des femmes de principe, des juges impartiales et profondément respectueuses des valeurs fondamentales de notre société.

Elles représentent le meilleur de la profession juridique et leurs jugements comme leurs écrits ont apporté une vision réellement différente et inédite tant pour notre pays que pour le reste du monde, particulièrement pour tout ce qui concerne la compréhension, l’interprétation et l’application de la notion d’égalité, soit la clé de voûte de tout système de justice digne de ce nom. »

Le 8 octobre, à Marrakech (Maroc), lors d’une cérémonie patronnée par Sa Majesté Mohammad VI, le roi du Maroc, le Prix de la justice 2003 a été décerné par la Fondation Peter Gruber à deux éminentes juges canadiennes, membres et supporters de longue date de la CIJ Canada.

Rosalie Abella, de la Cour d’appel de l’Ontario, et Bertha Wilson, ancienne juge de la Cour suprême du Canada, partagent ce prix prestigieux décerné pour récompenser leur engagement et leur dévouement passionné envers la justice sociale, l’égalité et les droits de la personne.

Voici une citation extraite du discours de la Fondation Peter Gruber annonçant les lauréates du Prix 2003 : « Mesdames les juges Wilson et Abella ont réussi à supprimer les obstacles limitant la participation des femmes au système judiciaire et ont enrichi la jurisprudence, tant au Canada qu’à l’étranger, grâce à leur vision et à leur manière d’être profondément originales.

Elles ont fait avancer la jurisprudence de l’égalité et élaboré des concepts de responsabilité publique envers la protection des droits de la personne. Elles ont mis en lumière la nécessité d’éliminer la discrimination exercée contre des groupes historiquement défavorisés de manière systémique.

En leur qualité de défenseurs de la justice, elles sont, de par leurs fonctions judiciaires et leurs activités d’intérêt public, de véritables modèles d’inspiration pour les générations actuelles et futures. »

Peter Gruber, créateur de la fondation qui porte son nom, a chaleureusement parlé de la vision et du courage exceptionnels des juges Wilson et Abella qui les ont guidées tout au long de leur carrière.

« Dans tous les domaines, elles sont des sources d’inspiration et illustrent parfaitement la notion de contributions profondément désintéressées et vouées à la cause de la justice internationale et à la règle de droit. »

En réagissant à la remise de leur prix, Mesdames les juges Wilson et Abella se sont montrées comme à l’accoutumée humbles et modestes. Madame la juge Wilson a déclaré: « Ce fut vraiment une surprise aussi merveilleuse qu’inattendue à l’annonce que j’avais reçu le Prix de la justice Peter Gruber.

Mais je me suis sentie doublement honorée de partager ce prix avec mon amie la juge Abella, que je connais et admire depuis de nombreuses années déjà. »

De son côté, Mme la juge Abella a déclaré : « Je me suis sentie profondément honorée d’avoir été associée, pour recevoir ce prix, à une personne que j’admire tant, Bertha Wilson. »

La CIJ Canada est extrêmement fière de Bertha Wilson et de Rosalie Abella qui, sans conteste, méritent grandement ce prix pour le travail remarquable qu’elles ont accompli au Canada et à l’étranger.

Claire L’Heureux-Dubé reçoit le prix “Les assises” 2003

Claire L’Heureux-Dubé reçoit le prix “Les assises” 2003

Lors d’une réception offerte par la Conférence juridique canadienne de l’ABC à Montréal en août dernier, Claire L’Heureux-Dubé a remporté le Prix « Les assises » 2003.

Ce prix commémore les réalisations d’un ou d’une juriste ayant contribué de manière exceptionnelle à promouvoir l’égalité dans la profession juridique, la magistrature ou la communauté juridique au Canada.

Ce prix vise à reconnaître un projet national d’envergure en vue de faire progresser l’égalité et/ou une contribution positive concernant les questions de race, de handicap, d’orientation sexuelle ou autres questions reliées à la diversité au sein de la communauté.

Madame L’Heureux-Dubé, qui a pris sa retraite de la Cour suprême du Canada en 2002, est une étoile qui brille dans le firmament de la Commission internationale de juristes.

Elle est membre du Conseil canadien de la CIJ depuis fort longtemps déjà et, en tant qu’ancienne présidente de la Section canadienne, elle fut la première femme et première présidente canadienne de la CIJ à Genève et commissaire de la CIJ pendant trois mandats consécutifs.

En dépit des nombreux engagements et obligations qu’elle accumulait déjà à Ottawa, Madame L’Heureux-Dubé n’a cependant jamais failli à son profond engagement envers la réalisation des multiples activités de la CIJ.

Rien que cette année, bien qu’elle fût en plein déménagement pour Québec et eût un emploi du temps très chargé, elle a quand même trouvé le temps et l’énergie de présider le comité de sélection Tarnopolsky au nom de la CIJ canadienne.

Le dévouement exemplaire dont Madame Claire L’Heureux-Dubé a fait preuve en faveur de la cause des droits de la personne, de l’indépendance de la magistrature et des questions d’égalité et de diversité ne s’est jamais démenti au fil des ans.

Elle mérite donc pleinement la reconnaissance et le respect inéluctablement rattachés au Prix « Les assises ».

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